Écoutez l’interview dans son intégralité ici :
Je pense que, d’une certaine manière, nous apportons une dimension profondément humaine à [l’armée]. C’est nous qui allons poser les questions : comment allez-vous ? Quels sont vos espoirs et vos rêves ?
Le capitaine Jason Mills concilie deux vocations avec un seul et même objectif : être au service des autres. À temps plein, il est doyen du séminaire Briercrest à Caronport, en Saskatchewan. À temps partiel, il exerce la fonction d’aumônier militaire auprès des Royal Regina Rifles — une vocation qu’il a découverte de manière inattendue alors qu’il était pasteur en Ontario. Après avoir mené à bien le double processus de candidature exigeant pour l’armée et l’aumônerie, Mills a prêté serment en tant qu’aumônier réserviste et a ensuite obtenu sa qualification de base d’officier militaire.
Il soutient les soldats lors des parades nocturnes, offre un accompagnement pastoral confidentiel, anime de brèves séances sur la résilience et participe aux exercices sur le terrain dès que possible. Sa formation annuelle d’aumônier lui permet d’approfondir son travail dans des domaines tels que l’épuisement professionnel, la solitude et la maladie mentale.
Une grande partie de mon travail consiste à prendre des nouvelles des gens… simplement prendre des nouvelles et demander : “Hé, remarquez-vous quelqu’un qui pourrait avoir besoin d’un soutien supplémentaire ?”
L’un des moments forts de son service a été l’opération CALVADOS : un voyage commémoratif à travers la Normandie qui a redéfini sa conception du souvenir.
Cela a changé ma vie… pour les Canadiens, le Jour du Souvenir est une journée sombre. Pour les Français, c’est une célébration de la libération. Rencontrer les descendants de ceux qui ont été libérés par notre régiment a été incroyable.
Pour Mills, l’aumônerie est un travail centré sur l’humain : être présent, écouter et soutenir ceux qui servent le Canada.
L’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu m’engager, c’est parce que… je voulais côtoyer des gens qui ne fréquentaient pas l’église. Et quelle richesse, quelle merveille que ces gens… les expériences incroyables qu’ils apportent, les histoires qu’ils racontent, simplement les personnes elles-mêmes, les situations dans lesquelles elles se trouvent. Et ça a été tout simplement incroyable d’apprendre à les connaître.



