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Mon parcours vers le commandement et le leadership a été façonné par de nombreux facteurs, dont mon genre. Cette expérience a influencé ma façon d’aborder le leadership et, je crois, a fait de moi une meilleure personne.
Lorsque la commandante Victoria DeVita est entrée dans un centre de recrutement de Regina en 1995, elle s’imaginait un avenir dans le cockpit. Au lieu de cela, elle a été orientée vers la Marine — une décision qui a bouleversé sa vie. Élevée à Indian Head, en Saskatchewan, elle s’est engagée dans la Réserve navale, entamant ainsi une carrière qui l’emmènerait bien au-delà des Prairies.
DeVita a gravi les échelons sans relâche, devenant finalement la quatrième femme au Canada à commander un navire de guerre. En tant que capitaine du NCSM Glace Bay, elle a mené une poursuite acharnée de 24 heures qui s’est soldée par la saisie de 2 405 kilogrammes de cocaïne.
Nous avons reçu un appel signalant la présence d’un trafiquant, d’un navire transportant de la drogue, mais nous devions naviguer pendant 24 heures pour rattraper ce navire et l’intercepter. Et nous devions le faire à pleine vitesse pendant tout ce temps. Amener tout le monde à bord à travailler vers un objectif unique, procéder à l’arrestation, confisquer la cocaïne… ce fut un grand succès pour nous. Et toute l’équipe a travaillé ensemble pour y parvenir. J’étais très, très fière d’eux.
Le mari de Mme DeVita a été le commandant suivant du HMCS Glace Bay. Ensemble, ils sont devenus le premier et unique couple marié à commander le même navire de la Marine canadienne.
La carrière de Mme DeVita l’a menée des exercices de l’OTAN en Europe du Nord aux missions dans les Caraïbes, en passant trois fois par le passage du Nord-Ouest, ce qui lui a permis de nouer des liens avec les communautés arctiques et les Rangers canadiens. Reconnue pour sa résilience, sa capacité d’adaptation et son leadership, elle sert aujourd’hui au Quartier général de l’état-major interarmées à Ottawa, où elle met à profit son expérience acquise en mer pour la planification de la défense nationale.
J’aime dire que les gens des Prairies font les meilleurs marins. Et je le dis parfois avec un peu de sarcasme, mais j’y crois vraiment… parce qu’on s’habitue à voir l’horizon très loin. Et si vous imaginez un champ de blé ondulant au vent, et que vous le transformez en bleu, ça ressemble presque à l’océan.






